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La tension du papier

La question du papier à employer est un problème récurrent en aquarelle et les débutants posent souvent cette question.

J’y ai déjà répondu, en partie, dans deux articles précédents intitulés "Premières expériences" et "Nouveaux essais".

Aujourd’hui, je vais vous parler de la technique de tension du papier qui peut s’avérer utile, en fonction du type de conditionnement choisi et de l’oeuvre à réaliser.

Le papier Aquarelle se présente sous 3 formes :

  • les blocs encollés sur les quatre côtés
  • les blocs de feuilles non encollées
  • les feuilles vendues à l’unité, généralement de grand format

- Les blocs encollés sur les 4 côtés : c’est, de loin, la solution la plus pratique car aucune préparation préalable n’est nécessaire pour assurer la tension du papier.
En effet, l’encollage présent tout autour du bloc empêche le papier de se déformer complètement quand il est abondamment mouillé, et même s’il subit quelques légères modifications d’aspect, il reprend sa forme dès qu’il est sec.

- Les blocs de feuilles non encollées : si vous les utilisez pour vos esquisses en y faisant juste un dessin agrémenté de quelques couleurs, peu mouillées, vous n’aurez pas besoin de tendre le papier.
Par contre, si vous utilisez chacune des feuilles pour faire une aquarelle, il vous faudra préparer le papier en appliquant la technique expliquée ci-dessous.

- Les feuilles vendues à l’unité : elles sont indispensables pour les très grands formats mais peuvent être coupées et sont intéressantes si l’on veut, par exemple, essayer une qualité de papier.
Par contre, il faut impérativement en préparer le papier si l’on ne veut pas que sa déformation, au contact de l’eau, ne gêne considérablement la réalisation de l’aquarelle !

Voici donc 2 techniques possibles de tension du papier.

Tension sur planchette de bois

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Vous aurez besoin d’une planchette de contre-plaqué assez épais (un peu plus grande que votre feuille) et d’un rouleau de kraft gommé, d’une paire de ciseaux, d’une éponge et d’un bol d’eau.

  • 1. Découpez 4 bandes de kraft gommé de la longueur des côtés de votre feuille.
  • 2. Posez la feuille sur la planche et mouillez la entièrement au verso avec une éponge. Attendez que la feuille soit bien détendue pour passer à l’étape suivante.
  • 3. Trempez les bandes de kraft gommé une à une dans le bol d’eau et fixez la feuille sur la planchette, bien à plat : enlevez les excès d’eau avec un papier absorbant.
  • 4. Laissez sécher : lorsque la feuille sera complètement sèche, elle se tendra comme la peau d’un tambour et vous pourrez commencer à travailler.

Ne détachez la feuille de la planchette, en coupant avec un cutter contre le bord intérieur de la bande collée, que lorsque votre oeuvre est entièrement terminée et totalement sèche.

Ne laissez jamais la bande de kraft gommé sur le bord de votre aquarelle, le papier se gondolerait !

Si cette préparation vous paraît fastidieuse, utilisez les blocs à bords collés dont j’ai parlé plus haut.

Tension sur chassis

Une autre méthode, préconisée par Jean-Louis MORELLE dans son ouvrage "L’eau créatrice" consiste à tendre le papier sur un chassis nu, comme ceux qui servent à tendre les toiles pour les huiles.

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Il est préférable de scier la barre transversale du chassis pour ne conserver que le tour, celle-ci pouvant blesser le papier.

Votre feuille aura alors la dimension du chassis, à laquelle vous aurez ajouté au moins 3 centimètres pour l’agrafage.

Vous immergez votre papier totalement dans l’eau pendant 10 à 15 minutes et vous l’agrafez (avec une agrafeuse décoration), pendant qu’il est humide et souple, sur la tranche du chassis, en commençant par le milieu de chaque côté afin que la tension du papier soit bien répartie.

Attention, ne vous trompez pas de côté : le papier doit être agrafé sur le côté du chassis où les montants de bois sont inclinés.

En séchant (chassis posé bien à plat), le papier se tendra comme une peau de tambour et vous obtiendrez un résultat très proche d’une toile de peintre à l’huile.

Cette méthode est très intéressante pour un travail intense dans le mouillé car elle permet une meilleure évaluation du degré d’humidité du papier en passant la main sous le chassis.
En outre, la tension parfaite retrouvée par le papier entre les lavis facilite la maîtrise de l’eau et de ses chemins !
La légèreté du chassis, par rapport à la planche de contreplaqué améliore également sa manipulation .

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