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Nouveaux essais

Je vais, encore une fois (voir article antérieur), essayer de parler du délicat problème du papier en aquarelle et de vous faire profiter de ma jeune expérience.

Lorsqu’on débute, on croit qu’il suffit d’acheter le papier le moins cher et on pense souvent qu’étant donnés les résultats obtenus, gâcher du beau papier est inutile !

Cela est une erreur : si on veut faire du bon travail et progresser, il faut acheter du bon papier !
Encore faut-il savoir lequel ?

- 1ère règle : prendre du papier dont le grammage est au moins égal à 300g/m2.
Les grammages plus fins gondolent davantage et ne réagissent pas toujours bien à l’eau.

- 2e règle : prendre une qualité de papier qui donne droit à l’erreur. _ Certains papiers, comme le papier ARCHES par ex sont excellents, mais ils sont tellement absorbants qu’ils fixent immédiatement les pigments : il est alors extrêmement difficile d’ouvrir des blancs ou de réparer une erreur en enlevant de la couleur.

- 3e règle : prendre un papier qui supporte la superposition de plusieurs lavis sans que les couleurs soient embarquées.
En effet, si on utilise la technique du glacis expliquée dans la note précédente, il est important que les couches se superposent sans se mélanger ou se ternir.

- 4e règle : acheter un bloc collé sur les 4 côtés si on ne veut pas avoir à préparer la feuille et à la fixer soi-même, avec du ruban de kraft gommé, sur une planche de bois.

OK, me direz-vous, mais ça ne nous dit toujours pas quelle marque prendre !!!!!!

En ce qui me concerne, j’ai commencé avec MOULIN DU COQ Le rouge, grain fin : il n’est pas très absorbant, du coup, il permet d’ouvrir facilement des blancs ! En revanche, pour la superposition des lavis, ce n’est pas le top !

J’ai ensuite, sur les conseils de mon 1er professeur, acheté ARCHES grain fin (bloc vert) : trop absorbant, ne permet aucun repentir, et donne (à mon avis) des aquarelles sombres qui manquent un peu de transparence.

Sur les conseils de mon second professeur, je suis passée à CANSON Fontenay grain fin : il réagit mieux à l’eau que le MOULIN DU COQ et il en a à peu près les avantages et les inconvénients avec cependant une meilleure tenue des lavis une fois secs !

Actuellement, je viens de me mettre au papier The Langton de chez DALER-ROWNEY : d’abord surprise, j’avoue que je commence à trouver ce support intéressant : on peut mouiller et mouiller tant qu’on veut, il reprend impeccablement sa forme en séchant !
Il permet de poser des glacis superposés sans que ceux-ci ne perdent leur fraîcheur, leur éclat et leur transparence.
On peut y ouvrir assez facilement des blancs ou atténuer certains contours . Bref, on dirait que ce dernier choix correspond mieux à ma manière de travailler : on verra à l’usage si ça se confirme !

Voici ma dernière réalisation avec ce papier :

SPIP 3.0.17 [21515] | Squelette BeeSpip v.