Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Logo du site

Accueil > Les grands maîtres > William TURNER

William TURNER

William TURNER est certainement l’un des plus grands peintres aquarellistes du XIXe siècle, le plus connu du grand public encore actuellement et l’un des plus grands paysagistes anglais.
Le critique d’art John RUSKIN, contemporain de l’artiste et fervent admirateur de son oeuvre, disait de lui qu’il "avait trouvé une liberté d’espace, une brillance de la lumière, une variété de couleurs, une simplicité des formes en général" qui inspirèrent et influencèrent les Impressionnistes, notamment le grand Claude MONET .

JPEG - 4.3 ko
William TURNER

William TURNER naît à Londres en 1775, d’un père barbier-perruquier.
Talent précoce, il expose à l’âge de 15 ans, sa première aquarelle à la Royal Academy dont il devient membre en 1799.
En 1802, il entreprend son premier voyage en Europe où il visite Paris et la Suisse. En arrivant à Venise pour la première fois en 1819, il est transporté par la qualité de la lumière et la situation incomparable de cette ville entre ciel et mer !
On peut dire qu’à cette époque, son champ de travail s’élargit et sa palette limitée de pigments bleus-gris s’éclaire considérablement : il y réalise quelques-unes de ses plus originales compositions.
Dans les années 1830, il est découvert par le critique d’art RUSKIN qui se passionne pour son oeuvre : cette période de transition le conduit vers des travaux plus abstraits et, dans les années 1840 à une vie recluse.
Il meurt en 1851, léguant à la Nation toute son oeuvre dont la collection d’aquarelles est actuellement exposée à la Tate Britain de Londres.

JPEG - 10.7 ko
Boîte de William TURNER

Voici la boîte de peinture de TURNER, contenant son matériel de travail : flacons de pigments en poudre, sachets de pigments en pâte.
L’artiste se sert de ses doigts pour mélanger et étaler la peinture : il incorpore des taches, des pâtés et autres heureux accidents à ses toiles !
Souvent, il imbibe le papier de peinture jusqu’à saturation, l’égratigne, le déchire, le frotte frénétiquement à la brosse jusqu’à ce qu’il ne ressemble plus à rien !!!
Il s’est également laissé pousser un ongle pour pouvoir gratter la couleur fraîchement peinte sur la toile.

L’une des oeuvres de TURNER les plus connues est Le Grand Canal tableau de 218 x 319 mm peint vers 1840.

Ce tableau de Venise et de la Lagune par temps d’orage dépeint la métamorphose du Grand Canal sous la tempête : les scènes de tempêtes spectaculaires sont très prisées des Romantiques de l’époque.

JPEG - 14.5 ko
TURNER - Le grand canal

TURNER utilise, dans ce tableau, tout un répertoire de lavis frottés, de détails estompés sur papier humide, du bout d’un pinceau qu’il manie, à d’autres endroits, avec audace, de lignes linéaires à la plume en technique sèche.
Les tons chauds des rouges terreux, et des jaunes stridents se pressent au premier plan, étant équilibrés par des violets et des bleus froids qui attirent l’oeil vers l’horizon

Des coups de pinceau verticaux "enfoncent" les bâtiments dans l’eau tandis que les traits horizontaux définissent la surface de la mer.
Les façades se confondent avec leur reflet de sorte que la ville semble flotter dans l’espace !

Cette illusion d’une ville flottante n’est pas la vraie Venise mais tout simplement sa propre vision de la ville, qu’il est le premier à peindre de cette manière, sous un voile de brouillard, baignée de soleil ou encore vue de loin.

JPEG - 9.8 ko
TURNER - La lagune

Sublime, non ?

SPIP 3.0.17 [21515] | Squelette BeeSpip v.